Persévérer : quand aimer signifie demeurer au pied de la croix
La troisième étape du parcours À la rencontre du Vivant : Relire mon chemin de foi avec Marie Madeleine nous conduit avec elle au pied de la Croix.
Après avoir été rejointe par Jésus, puis avoir appris à marcher avec lui, Marie Madeleine entre dans l’épreuve. Celui qu’elle aime est condamné et crucifié. Tout ce qu’elle avait espéré semble s’effondrer.
Pourtant, elle demeure là, au pied de la croix.
Saint Jean nous rapporte sa présence en quelques mots :
« Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère […] et Marie Madeleine. »Jn 19, 25
Marie Madeleine ne peut empêcher la souffrance du Christ. Elle n’a aucune réponse à apporter, aucune solution à proposer. Elle peut seulement rester auprès de lui. Sa persévérance prend alors la forme d’une présence fidèle.
Demeurer au pied de la croix
Notre chemin de foi traverse lui aussi des heures où nous ne comprenons plus ce qui se passe. Ce que nous croyions alors connaître nous échape. Une épreuve, un deuil, une déception ou le silence de Dieu peuvent ébranler ce que nous pensions solide.
Persévérer ne signifie pas nier la douleur ni faire semblant d’être fort. La foi n’efface ni les larmes, ni les questions, ni le sentiment d’abandon. Elle nous permet de les porter devant le Seigneur, sans nous détourner de lui.
Marie madeleine ne reste pas au pied de la Croix parce qu’elle comprend ce qui se passe. Elle y reste parce qu’elle aime beaucoup.
Reconnaître ceux qui sont restés
Dans les heures difficiles, certaines présences deviennent particulièrement précieuses. Une personne qui écoute sans juger, une main tendue, une communauté qui prie ou un proche qui demeure silencieusement à nos côtés peuvent nous aider à traverser la nuit.
Relire notre histoire, c’est aussi reconnaître celles et ceux qui ne sont pas partis lorsque tout vacillait. Nos vrais amis comme on dit, ceux là qui ne se défilent pas quand on ne peut plus rien leur apporter. À travers leur fidélité, Dieu a continuer à nous rejoindre et à nous transformer.

La grâce de cette troisième étape est de demander au Seigneur la force de demeurer avec lui dans l’épreuve, sans fuir nos questions et sans renoncer à aimer.
Prenez le temps de regarder les nuits que vous avez traversées.
Qu’est-ce qui vous a permis de tenir ?
Qui est resté auprès de vous ?
Et auprès de qui êtes-vous aujourd’hui appelé à demeurer ?





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